La cacherouth...

par Mon Cacher | 28/06/11


La Torah ne donne aucune raison spécifique aux règles alimentaires. Pourquoi seuls les mammifères ayant sabots fendus ? Pourquoi le lait ou la viande (provenant d’animaux licites évidemment) sont-ils permis alors que leur mélange devient interdit ? Nous n’aurons jamais la réponse. Il s’agit là d’un hok ou décret divin. Bien sûr, cela ne nous empêche pas d’essayer d’en donner un sens moral, religieux, voire mystique. Au fond, la Torah justifie de manière globale ces règles à la fin de la paracha « Chémini » :
« Car Je suis l’Eternel votre Dieu, et vous sanctifierez et vous serez saints, car saint Je suis, et vous ne rendrez point impurs vos âmes (nefech) par tout reptile rampant sur terre. Car Je suis l’Eternel qui vous ait fait monter du pays d’Egypte afin d’être votre Dieu, et vous serez saints, car saint Je suis. Voici l’enseignement concernant l’animal et l’oiseau et toute âme (nefech) vivante qui rampe dans les eaux et toute âme qui pullulent sur la terre. Afin de faire séparation entre l’impur et le pur, entre l’animal mangé et l’animal que tu ne mangeras pas » (Lv. XI, 44 à 47).

La raison invoquée est de soumettre l’instinct animal de l’homme, ce que la Bible nomme le nefech, le souffle, à la volonté du Créateur. En d’autres termes, la seule justification est le service désintéressé de l’Eternel. Monter du pays d’ « Egypte », dont le nom signifie en hébreu « double fermeture », implique de sortir du culte des forces de la nature, et de passer au service de D. Cette distinction d’Israël, souvent objet de critique des antisémites, n’a nullement pour fonction de mépriser le reste de l’humanité, mais bien au contraire de rappeler à la communauté d’Israël son rôle de témoin de D. aux yeux des nations. Cela passe aussi par l’assiette.




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